dimanche 6 mars 2005

De 17:03 à 16:59

La singulière équipée d’une bande d’aventuriers en pays nordiques

Ce (long) post est tiré du journal de bord que Ramon, Bruno et moi avons écrit lors de notre voyage au Benelux avec les étudiants internationaux du MEB.


Vendredi 18 février 2005, 17h03.

Gare d’Angers Saint Laud. MM Armand et Fernandez ont rendez-vous chez Europcar. Mme Machine les accueille. Elle est désolée : Elle n’a plus de Peugeot 307 a leur refiler. Elle leur propose donc une Golf 5. Bruno n’en crut pas ses oreilles. Ils allaient enfin rouler dans un voiture respectable. Pendant que Bruno rêvassait, l’homme sérieux du film prit les papiers de la voiture. Ils se dirigèrent vers le parking pour trouver la voiture. Une fois installés dedans, Ramon se rendit compte qu’il n’avait pas le ticket de parking. La tempête qui redoublait le lui avait arraché des mains sans qu’il ne s’en aperçoive. Ils retournèrent alors vers le comptoir pour demander une autre carte à la commerciale de la société de location. Ils retrouvèrent finalement le ticket en chemin.

De nouveau dans la voiture, Bruno se remit à rêver à lui au volant effectuant des courses-poursuites dans les rue de Bruxelles. Ils étaient en route vers l’appartement de Bruno, rue du Mail. Ils se garèrent place Imbach, sur l’une des nombreuses place libres du parking. Comme ils n’avaient pas d’argent pour le parcmètre, Bruno dut aller en chercher chez lui. Une heure plus tard, M. Armand reçut un appel de M. Chatelain qui voulait coucher avec lui ce soir. Entre temps, Bruno invita Thomas à venir admirer leur nouvelle acquisition. Ils réglèrent en même temps quelques détails sur leur voyage au Benelux. Ils voulaient éviter que cela ne leur reviennent trop cher. Le logement était le plus gros poste de dépense et ils ne savaient comment le réduire. Puis, Thomas repartit et Steve arriva, garant sa voiture à coté de la Golf.

* * *


Après une nuit chaleureuse et pleine d’action, Steve, dans un état de fatigue absolue, sortit du 69 Rue du Mail et vint récupérer sa voiture. Il était 9 heures.

Des gens s’affairaient sur la place. C’était jour de marché. M. Chatelain, fier de sa Twingo, prétend draguer les filles qui (nombreuses) s’agglutinent autour. Malheureusement, il n’y a plus de voiture. Les forces de l’ordre, en vue du danger supposé, l’avaient retirée le matin-même, au même titre que celle de M. Armand.

Bruno, dans une attaque d’hystérie, appella le responsable des soirées d’United Cultures. Ramon était encore au lit. Yoli lui apportait un pain aux noisette quand il décrocha.

- Allo ?
- C’est Bruno. Ils ont enlevé la voiture.

-
Quoi ? Tu rigoles ?
- Non, Steve a oublié que c’était jour de marché le samedi.
-
Ca m’étonne pas de vous ça. Bon et bien allez la récupérer.

Bruno s’exécuta pendant que Ramon achevait de profiter de sa dernière matinée au calme. Thomas fut mis au courant et fut chargé par la même occasion de finir les réservations pour les hôtels et de décider de la route empruntée pendant le voyage. Bruno paya la contravention, de même que Steve. On leur donna un plan de bus pour se rendre à la fourrière. Il prirent un taxi, mais pas n’importe lequel. Ce fut le père de Steve qui les conduisit. Il récupérèrent chacun leur voiture. Il n’étaient même pas partis que les tuiles commençaient déjà. Ce coup-ci s’était sûr, l’addition pour le voyage serait salée.


Nous avions rendez-vous à midi Place du Rall’. Vers midi et quart, toute l’équipe était au complet. Thomas avait édité un carnet de voyage précis (relié, pour ne pas mélanger les feuilles). Nous partîmes l’esprit tranquille : le soleil était au rendez-vous, et nous avions de la bonne musique.

Le voyage commençait bien. « What is love » occupait le hit-parade de la voiture. Direction Bruxelles. Sur l’aire d’autoroute, nous rencontrâmes Mathilde et Jean-Baptiste, ainsi que d’autre Parisiens. Mathilde dit à Ramon qu’il était son chouchou ce qui fit partir Bruno et Ramon dans des considérations scabreuses dont ils étaient coutumiers. Bruno prit le volant et dut subir la « musique de merde » de Ramon. Personne ne dit rien, mais les visages de nos compagnons de route montraient qu’ils n’approuvaient pas les goûts musicaux de l’Espagnol. Thomas ne semblait pas trop gêné de devoir écouter du métal. Jonas, l’Australien et Manuel, le Mexicain ne se plaignent pas. L’ambiance était toujours au beau fixe. C’était un exploit.

La route se passa bien hormis quelques accidents, quelques bouchons et une dizaine de voitures de pompiers arrêtées sur la bande d’arrêt d’urgence.

Après un long voyage et un déjeuner pris sur le pouce dans la voiture, notre groupe réussit finalement à trouver le putain d’hôtel qui nous accueillait.

Les passagers du véhicule se félicitèrent de l’avoir trouvé si rapidement. On ne devait y passer qu’une nuit et rejoindre les autres le lendemain dans une auberge de jeunesse. Il s’agissait d’un hôtel Formule 1. Le standard. Niveau qualité, c’était douteux : deux lits pour trois personnes au total dans une chambre de 7m², la télé belge comme compagne. Les sanitaires étaient sales. Les lits étaient remplis de poils et de cheveux bruns en guise de paillasse…on avait connu mieux. Nous sommes ensuite allés au Quick du centre-ville en voiture (en passant devant le siège de l’OTAN à Bruxelles). Nous fîmes quelques photos sur la Grand-Place de la ville et derrière des barricades, conçues pour l’arrivée du Président des Etats-Unis, Georges W. Bush le lendemain. En passant par la voiture, on prit quelques affaire et en déposèrent d’autres dans le coffre. Bruno ferma le coffre, mais mal. Thomas en profita pour glisser sa main dans l’entrebâillement pour y déposer le rouleau de d’essuie-tout qu’il avait dans les main, demandant à Bruno de ne pas refermer tout de suite. Ils ne se comprirent pas. Bruno appuya sur le coffre. Trop tard. Pas le temps de retirer sa main. Thomas sentit une douleur lui foudroyer le poignet. Cette douleur était tellement puissante qu’il laissa sa main dans la poche de son manteau toute la soirée. Il suffisait qu’il la retire pour qu’il ait mal. Après une vadrouille dans la banlieue de Brrrrrrruxelles (accent belge oblige), CRRRCRRRCRRRCRRR, nous sommes partîmes nous coucher.

* * *

On ne dormit pas spécialement bien. Le pire moment de la nuit arriva en fait le matin vers six heures, lorsque quelqu’un frappa violemment à la porte. On entendait une femme hurler dans le couloir, qui continuait à tambouriner sur notre pauvre entrée. Finalement, Thomas, qui s’attendait à trouver une femme de ménage, ouvrit la porte. L’interlocutrice fut tout autre.

Il s’agissait d’une blondasse d’une quarantaine d’années, probablement alcoolique, sur laquelle on avait flanqué un maquillage des plus hideux. L’odeur qu’elle dégageait envahissait la chambre. C’était de ces odeurs d’alcool mélangée à celle de la cigarette et de la pisse, de celles que l’on sent quand on s’approche des clochards un peu trop près. Le fumet réveilla tant Bruno que Thomas. La morue se tenait là, dans l’encadrement de la porte. Elle regardait son chien dans le couloir, en lui ordonnant de venir ici. Heureusement pour nous, le clébard n’obéit pas. Après un instant de réflexion, Thomas réalisa ce qu’il se passait et lança à la visiteuse qu’elle avait dû se tromper de chambre. Elle nous jeta un regard, s’excusa, et disparu. Thomas referma la porte en se plaignant de l’odeur.

Un fou rire d’une dizaine de minutes s’ensuivit. L’odeur ne partait pas, le réveil avait été incroyablement brutal, et l’on ne se remettait pas de l’allure pitoyable de notre visiteuse. Finalement, nous nous recouchâmes jusqu’à ce que Ramon vienne, délibérément cette fois, nous réveiller.

Dans la journée, nous sommes allés au Musée de BD Belge, et avons pris quelques photos avec les figurines des personnages de BD du lieu. Ainsi, Jonas toucha le kiki d’un Strchoumpf, et Thomas fit le mongolien sur une chaise électrique, pendant que Ramon se prenait pour Lucky Luke derrière les battants de porte d’un faux saloon. Ensuite, nous avons vadrouillé dans la ville, dans le froid et sous la pluie. Nous sommes passés devant le Sheraton Hôtel où devait être logé Bush ; il était entouré de plus de barricades d’hélicoptère et de char que l’on ne peut voir avec cinq étoiles de recherche dans le jeu Vice City. Nous sommes passés devant la Bourse, où se tenait une manif anti-Bush, et nous nous sommes rapprochés pour prendre des photos, remarquant la présence de journalistes connus de CNN et de la BBC, venus pour un reportage.

Le soir, nous avons retrouvé nos collègues de l’ESSCA devant notre auberge de jeunesse. Nous avons déposé nos bagages et fait ensemble une petite promenade dans le centre, notamment dans les halles de la capitale Bruxelloise et dans la Rue des Bouchers, véritable piège à touristes, aux faux airs de petite rue parisienne pleine de restos pas typiques. Nous terminâmes la soirée auprès d’une petite Kriek, dans un bar qui, lui, avait plus de cachet que ce que nous avions précédemment vu.

La Grand Place - photo de Jonas


* * *


Lundi 21 février. 7h00.

Il faut se lever. Il fait encore nuit, mais le temps semble clément. Après une bonne nuit de repos, nous étions prêts à affronter une journée de conférences sur l’Europe. Avant de partir, Thomas s’en alla mettre de l’argent dans le parcmètre : 2,5 euros. Le ticket tant attendu ne tomba pas. Il fallait s’en douter. Nous décidâmes de partir sans payer (oh les rebelles).

Le métro était moche. Les gens avaient l’air triste. Le conducteur du métro fermait les portes le plus rapidement qu’il pouvait, et ce, surtout quand il y avait un peu de monde. Il restait longtemps dans les stations où il n’y avait personne. Cela valut à Jonas de rater la rame et à Ivor de voir son sac coincé dans la porte (le pauvre…).

Le groupe enfin sorti de sous la terre s’en vint se perdre dans les rues du centre-ville. Les bâtiments étaient énormes, et une multitude de grues se chargeaient d’en construire d’encore plus gros. Nous avons risqué plusieurs fois nos vies en traversant les artères bouchées par les voitures, pour enfin arriver à la Commission Européenne.

On nous donna un bel autocollant « visiteur ». Nous fûmes accueillis par Mme Trautmann (rien à voir avec la politicienne française de même nom). Cette allemande un peu bouffie nous fit une présentation de la Commission. En remerciement, nous lui offrîmes un superbe tire-bouchon ESSCA, alors que nous vantions l’aspect quelque peu cosmopolite de notre groupe (USA, Taiwan, Mexique, Slovénie, etc…). La deuxième conférence fut autrement plus ennuyeuse. Cela parlait de commerce. Notre orateur parlait vite, à voix basse, avec un ton monocorde, et sans articuler ses mots d’Anglais. Le contenant n’était donc pas plus démonstratif que le contenu, c’est pourquoi nous luttions pour ne pas nous endormir.

La troisième conférence fut animée par un Français, qui se montra bien heureux par le thermos ESSCA que nous lui offrîmes. Nous partîmes manger à 13h20. La prochaine réunion était à 14h20. Nous nous dépêchâmes de trouver une pizzeria. Thomas, qui fut servit dans les derniers (une fois n’est pas coutume…) n’eut même pas dix minutes pour engloutir son repas. Il en ressentira les conséquences durant sa lutte contre le sommeil, l’après-midi. C’était d’autant plus difficile de manger pour lui que son poignet lui faisait souffrir le martyr. Il ne pouvait rien faire normalement tellement la douleur le rongeait.

Le groupe sortît du restaurant, alors qu’il neigeait, pour rejoindre le Comité des Régions. De nouveau, on nous donna un beau badge orange.

Une Polonaise pas très très belle nous lut un PowerPoint, alors que chacun développait des trésors d’imagination pour ne pas tomber de sommeil. Le temps parut long. Heureusement que Ramon s’amusait à faire bouger le siège de Bruno, et que nous pouvions rire de la Taiwanaise qui s’était endormie, complètement avachie sur son siège. C’était bien la peine de venir à Bruxelles pour faire ce genre d’activité ! La deuxième conférence fut un peu moins ennuyeuse, mais la fatigue était toujours aussi pesante. On nous donna encore un badge à cette occasion. Ils finirent tous collés sur le T-shirt de Bruno, le pauvre bizut attitré de la troupe.

Nous sortîmes du bâtiment, et observâmes les alentours. Ramon, Bruno et Thomas prirent la tangente pour découvrir un Bruxelles en état de siège, quelques centaines de mètres plus loin. Des manifestants s’activaient dans le froid, alors que plusieurs milliers de policiers protégés par des barrières barbelées, de camions, des hélicoptères, ainsi que des snipers postés sur le toit d’une ambassade (véridique) protégeaient la venue d’un seul homme.

George Walker Bush. A lui seul, il avait réussi à faire boucler toute une ville, par mesure de sécurité. On aurait dit Belfast dans ses pires moments d’émeute. Presque la Bosnie de 1994, sauf que les civils n’avaient pas d’armes. Une ville désorganisée. Après avoir admiré ce tableau dantesque, nous sommes allés nous glisser dans le cortège festif de milliers de joyeux lurons, en réalité des pseudo manifestants de 17 ans qui relevaient plus d’une chouille entre junkies pourris et qui sentaient la crasse qu’autre chose. Saisis par le froid, nous avons alors choisi de rentrer au bercail.


A notre retour à l’hôtel, nous découvrîmes avec joie que la « Police des Horodateurs » (CRRRRRRRRRRCRRRRCRCRCRCRRRRRRR !!!) ne nous avait pas oublié. Ces trous du cul, même avec l’homme le plus puissant du monde dans leur ville, avaient trouvé le temps de faire un petit pâté de maison, une petite promenade, Pour faire chier, Putain ! Putain de toi !!!!


Là où nous nous sommes rendus compte que nous étions en Belgique fut le moment où l’on remarqua que le prix d’une amende était moins cher que le prix du parcmètre (comme quoi, Thomas avait bien fait de ne pas payer le parking…de toute façon, il était pas à 2,5 euros près…hein Thomas ?). En tout cas, cette petite mésaventure eut l’avantage de nous faire bien rire. Il était en effet décidé que nous n’engrosserions pas les poches de la police belge, après avoir garni celles de la police française.

Bruxelles la nuit. Nous avions décidé d’aller au bar de l’auberge. Les bières étaient encore une fois très bonnes. Un peu égayés par l’alcool, nous avons pu nous mettre à danser sur de la musique latino. Thomas s’est fait harponner par une Vénézuélienne. Cette dernière lui agrippa le poignet ; saisi par la douleur, il ne put s’échapper. Elle n’était pas vraiment belle. Bruno, lui, la trouvait bien. Son amie était infâme. Elle voulut reprendre Thomas pour une deuxième danse. Heureusement, Bruno le délivra de ses griffes, et poussa Ramon. Nous avons ensuite demandé au barman de passer la BO de « A Night at the Roxbury ». Nous avons chanté dessus. Nous avons gueulé. Et puis est venu le temps du karaoké, où l’on a pu massacrer la chanson d’Aérosmith (Don’t wanna close my eyes), de Céline (Titanique) et Whitney Houston (I will always love you). Le bar a fermé à 1h. Nous avons fini ensuite la soirée dans la chambre des filles.

* * *


Mardi 22 février.

Ce matin, une fois n’est pas coutume, nous nous réveillons à sept heures. Tout le monde a du mal à se lever. Une fois le petit-déj avalé, Teddy nous presse en nous serinant que nous sommes en retard. Nous nous empressons de prendre le métro et arrivons en avance à l’Ambassade Slovénie. Teddy, Barbara et Thomas en profitère pour entamer Bandiero Rossa alors que Ramon chantait « Eslovenia Patria querida ». Là-bas, une femme au caractère de Margaret Thatcher nous accueillit. Elle coupait sans cesse la parole à ses deux Milhouses de subordonnées (on aurait dit des petit yorkshires à leur mémère, dans leur petit manteau écossais, la truffe mouillée, et le regard idiot…).

Ensuite, nous sommes allés à APCO. Une suédoise d’un quintal nous reçut dans une salle de conférence ultra-moderne. La présentation était ennuyeuse à mourir. Pourtant, la présence de boissons chaudes et froides, ainsi que de gâteaux nous a rendu la chose plus agréable. Après avoir chacun postulé pour des stages, nous l’avons remercié en lui offrant un thermos pété en signe d’amitié de l’ESSCA.

Nous avons ensuite bouffé de chères et immonde tagliatelles (présumées réchauffées). Cependant, Barbara n’a pas payé son plat et nous avons oublié de réglé les bouteilles d’eau. S’ensuit une longue attente dans le froid et dans la neige pour voir passer le cortège Bush en voiture. Nous avons vu (ou cru voir) les diplomates, chef d’Etat et de gouvernement passer en voiture juste devant notre pomme pour aller au Parlement (ils revenaient d’aller bouffer). Malheureusement, nous n’avons pas pu voir Bush, étant donné que notre meeting chez Burston-Marsteller nous attendait.

Cette autre boîte de consulting ne distribuait pas de gâteux, et c’est peut-être pour cela que l’on s’est fait passablement chier là-bas. Je vous mets en condition : c’était notre huitième visite en deux jours, et on commençait à en avoir plein le cul. Le nombre de participants (8 au lieu de 20) dénotait l’intérêt que nous portions aller rendre visite à un autre bâtiment style « siège social avec une pute à l’entrée ».

Nous avons raté le cortège de Bush (Bruno était très déçu, parce que le président est passé pendant que nous parlions au manager de l’entreprise), et Bruno a failli tomber sur la table pendant la présentation, tellement il était fatigué (ce qui a beaucoup fait rire Teddy).

Ensuite, nous sommes rentrés à l’hôtel pour partir vers Amsterdam.

Nous sommes passés par les beaux quartiers de Bruxelles (Anderlecht, etc…), pour rencontrer Kool Shen et Joey StaRRRRRR (version belge), ainsi qu’une quinzaine de leurs potes qui bandaient devant des pièces détachées de Renault 5. Ça sentait le commerce souterrain à plein nez. Nous avons demandé notre chemin à un père de famille, et nous avons finalement réussi à nous barrer de cette ville bureaucratique, ce « Washington belge » qui ne nous avait jusque-là rien réservé d’intéressant.

Le voyage fut long, les Hollandais ne connaissant visiblement pas la signification du mot « panneaux indicateurs ». On a mis 3h30 pour faire un voyage de 1h45. On a lâché Jonas en centre-ville, et après quelques péripéties (une piste cyclable prise à l’envers en Golf 5 ; quelques zones industrielles désertes), Thomas à réussi à trouver l’hôtel. Bruno lui promit une pipe au miel, pour services rendus (important pour la suite…).

Arrivé au Formule 1 « Cet hotel pauvres, J’adooooore, c'est tellement typique ! » , le code de la porte ne fonctionnait évidemment pas (ça m’aurait étonné vu la chance qu’on avait depuis le début du voyage)….Une fois rentrés, les convives (Bruno, Ramon et Thomas) purent se rendre compte du confort immodéré de la pièce : une délicieuse odeur de tabac froid embaumait la pièce (draps, lits, couvertures…), et des cendres de clopes étaient disposées un peu partout. Pour mettre fin à cette merveilleuse journée, Ramon et Thomas mangèrent le Gouda et le jambon qu’ils avaient acheté au supermarché en guise de dîner (super), et nous nous sommes endormis dans cette pièce chauffée à 35°C, conscients que le journée n’aurait pas être plus pourrie (PS : penser à arrêter la ventilation dans le pif de Ramon merci…).


* * *

Mercredi 23 février.

Réveil à 9h30, juste un peu avant la fermeture du peti-déj. Ramon et Thomas n’ont pas bien dormi, cela se voit à leur têtes déconfites. On retiendra la prochaine fois : Formule 1, un hôtel qui vous veut du bien !!!

Une fois rassasiés, nous sortons pour prendre le bus à l’arrêt Crématorium (ça ne s’invente pas …).

4,8 euros le ticket aller : ça pique, mais bon, on pas trop le choix (on voulait éviter les trajets en caisse). On s’arrête à une station qui aurait pu, à son tour, s’appeler « Décharge », tellement s’en dégageait une odeur pestilentielle.

Une fois en centre-ville, nous nous sommes promenés pendant un certain temps. Nous avons donc jeté un œil aux boutiques du centre, se rendant compte que toutes les franchises européennes de fringues étaient présentes, notamment les Foot Locker, avec un total aberrant de trois échoppes de ce nom dans la même rue piétonne !

A un moment de la matinée, Bruno avait envie de lâcher un gros sapin, donc il est allé voir la dame-pipi du MacDo, Mikeline. 0,25 euros plus tard, la bite vide et l’air radieux, il était de retour.

Nous avons visité le Musée Van Gogh (cf. petite vidéo concoctée par nos soins), dans lequel nous avons retrouvé notre pote Jonas. Bruno a pris une photo d’un pigeon en gros plan. Nous avons bouffé dans un Burger King rempli de ces charmants volatiles, et nous sommes (enfin, Thomas et Ramon ont forcé Bruno a) allés au Coffee Shop. Ramon n’arrêtait pas de nous tanner à propos ses gâteaux au cannabis. Quelle honte quand il s’est mis à tousser en prenant sa première taffe ! Bruno avait envie de se faire tout petit et de se cacher tellement il avait honte d’être là. On l’a forcé à venir, et il avait pas envie. Enfin bon, il espère que ce soir, ce sera mieux à la boîte de nuit (si on y va…).

Finalement, nous sommes allés faire un tour au Musée Historique de la ville d’Amsterdam avant qu’il ne ferme (il racontait l’évolution de la ville), puis nous avons bouffé et retrouvé nos acolytes dans un bar du centre.

Il retransmettait les matches de foot de la soirée, alors Bruno était content. Luka et Barbara avaient pris des champignons, et ils étaient raides morts. Ils rigolaient sans cesse, même quand on ne disait rien, et s’arrêtaient subitement, d’un coup. Thomas, Bruno et Ramon en ont profité pour les faire s’étrangler à moitié quand ils parlaient. Tout le monde avait le moral. Y’avaient d’autres potes Australiens de Jonas et un pote slovène de Teddy (qui habitait Amsterdam) qui étaient de la partie. En sortant du bar sportif dans lequel tout le monde s’était imbibé de pintes à 2 euros, Luka se tordit de rire devant l’affiche d’une exposition, sur laquelle un hamster grignotait un fil électrique, pendant que Ramon entreprit de foutre Jenny dans un caddie de vieille pour la transporter.

Après un détour par un autre coffee shop (merci Jenny et Ramon), nous sommes allés dans une boîte (plutôt un « bar-dansant », d’ailleurs), dans lequel Teddy a pu se rendre compte que les champignons qu’il avait pris avaient un effet à retardement sur lui. Complètement à l’ouest, il faisait le mouvement de l’avion, il dansait comme un hippocampe sur la musique de merde du DJ, et il répétait que « tout était bien et qu’il aimait tout le monde ».

Cette soirée s’achevait, et nous avons marché plus de trois kilomètres pour retrouver la bagnole, grâce au sens de l’orientation de Ramon.


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Jeudi 24 février.

Cette journée devait être placée sous la signe des découvertes. Nous sommes donc retournés en centre-ville (en garant la voiture dans une zone à 24 euros pour les 5h de parcmètre) pour nous rendre sur le site du marché aux fleurs (en réalité quelques cabanons près des canaux dans lesquels se vendent des tulipes artificielles), puis pour visiter le Musée Anne Franck. Un groupe d’Espagnoles plus que jolies faisaient la visite juste devant nous, c’est pourquoi Ramon était tout le temps en avance et essayait (en vain) de leur taper la discute. Nous étions bien entourés durant cette visite, d’autant qu’un groupe de racailles belges nous suivait. On ne comprenait rien à ce qu’il disait : tout était à base de « hé cousin ! », CRCRRRRR CR CRRRR CRCRCRRK, etc…

Par la suite, Ramon fit le plein d’herbes folles (quatre sachets de beuh/shit, un paquet de champis) et d’anno-dilatateurs, pour ramener à Angers.

Une chose très difficile dans les rues d’Amsterdam : l’existence oppressante de vélos comme moyen de transport. Non pas que leur présence nous dérange, mais le fait qu’ils pullulent sur les voies rend difficile la traversée d’une chaussée. A titre d’exemple, pour se rendre de l’autre côté d’une double voie, il faut :

  1. regarder à gauche pour les vélos
  2. puis regarder encore à gauche pour les voitures
  3. vérifier à gauche l’arrivée (très probable) de tramways
  4. regarder à droite l’autre tramway qui se pointe
  5. regarder à droite les caisses
  6. et enfin vérifier l’absence de vélos

… et tout ça en moins de quinze secondes !

En début de soirée, nous sommes passées devant Euronext Amsterdam (la bourse Européenne), Thomas a pris une photo, et nous avons pu observer un chauffeur garer une Roll’s dans une place de parking de Mégane (très pratique).

Ensuite, ayant entendu les anecdotes de Teddy et Jonas concernant les quartiers des putes de la ville (le groupe d’internationaux avait essayé, la veille de trouver une prostituée pour Barbara), nous nous sommes empressés d’aller découvrir le Red Light District ! Enfin !


Il faut bien avouer que la première vision de ces filles presque nues derrière des vitrines et sous des néons rouges (d’où le nom du quartier) a de quoi déstabiliser les simples badauds que nous étions. Tour à tour, on voyait de grosses mamas blacks en lingerie, la bidoche et le pneu qui pendouillent, maquillées comme des voitures volées, et des shemales, rechapées de tous le bords, et qui répondaient, sous leurs sourcils de six centimètres de larges, au doux nom de Mario, Raphaël, Cynthio, et Richard.

C’est alors que nous sommes passés devant des « nights clubs » à l’allure plus que glauques pour mâles en manque de spectacle : des rabatteurs proposaient en effet « to see fucking and sucking for only 12 euros ». Un petit groupe de touriste japonais tentaient de négocier le prix d’entrée. Pour ceux qui n’avaient pas compris, des photos bien explicites montraient comment de pauvres filles paumées se faisaient casser la chatte pour pas cher. Des groupes de dix blacks proposaient à tout va des sachets d’«ecsta or coca » (comme ils disaient) au chaland qui errait entre les boutiques de viande.

Nous avons continué notre visite de ce haut lieu de pèlerinage pour rentrer dans le secteur des bonnasses. Là, pas de menu fretin : que de la salope de compétition. Toutes ces intellectuelles en bikini auraient pu faire un jour l’objet d’un clip de R-Kelly ou de PDD. C’est bien simple, elles avaient toutes des visages magnifiques et des corps sculptés. Il est d’ailleurs interdit au touriste lambda, désireux de garder un petit souvenir de la vue de ces nymphes, de prendre des photos ; il faut consommer pour les approcher…dans le cas contraire, le maquereau, généralement caché dans le « bureau » de huit m² de sa protégée, se chargera de lui planter un couteau dans le bide.

Toutes les techniques d’achalandage sont passés en revue : des fillettes de quinze ans à l’hymen déjà plus trop frais qui s’empressent de lancer des baisers au quidam à la bite pleine qui passe, aux chinoises qui font des clins d’oeils, en passant par les blondes qui dodelinent de la tête (peut-être pour voir si leur bout de viande répond toujours présent dans la tour de contrôle), ou encore les couinements et autres tocs tocs à la vitre des black girls.

Mais tout cela n’est rien à côté de l’histoire de la vie de Thomas ; celui-ci, au détour d’un pont au-dessus d’un petit canal (nous sommes toujours à Amsterdam, pour ceux qui ne suivraient pas), au dessus d’une pancarte « In den Lichtenkooï », aperçut une belle blonde, mignonne, qui allait hanter ses prochaines nuits, ainsi que faire chier Bruno et Ramon pendant quelques jours. Celle-ci lui fit un petit sourire naïf, et le charme opéra.

Il ne parlait plus que de la « femme de sa vie », nous disant qu’il avait envie de la prendre dans ses bras, etc… et exigea de Bruno que celui-ci lui rendît la fameuse pipe (tant attendue), promise après la découverte du Formule 1. Le junior entrepreneur en sommeil était désormais en action, et n’en démordait pas : il souhaitait un remboursement par l’intermédiaire d’un paiement cash à la pute, qui devait ensuite se charger de lui.

Manque d’argent ou de courage de Bruno, nous ne saurons jamais : toujours est-il que la pipe ne fut pas fumée, et que les compères se rendirent, la queue basse mais les bourses pleines, à l’Orange Tulip Youth Hotel pour rejoindre les joyeux étrangers de la veille.

Rendez-vous au Tearser’s. Ce bar, qui ne paie pas de mine de l’extérieur, est une caverne d’Ali-Baba à l’intérieur. 6,5 euros pour une pinte de bière, c’est cher me direz-vous. Oui, mais vous n’êtes pas obligé de consommer si vos amis le font pour vous, et vous profitez en prime d’une bonne musique, et d’une spectacle de premier choix.

En effet, quelle ne fut pas notre surprise en découvrant, en entrant, des gogo-danceuses en T-shirts et maillots moulant, sorte de Coyotte-girls en beaucoup plus chaud. Nous sommes restés près d’une heure et demi (avec tous les autres potes qui se délectaient à prendre photos et vidéos) à les regarder danser et mimer des scènes assez représentatives de ce que pouvait espérer le client avec chacune d’entre elles. Bruno, grâce à Thomas, eut une petite photo souvenir avec la plus belle d’entre elles, pendant que Jonas continuait de prendre des vidéos d’une petite qui lui avait depuis longtemps donné ses faveurs (elle n’arrêtait pas de le mater et de lui sourire pendant qu’elle agitait autour d’un pylône…).

Contents de ce dernier petit souvenir de la ville, nous avons pris chaleureusement congé de nos potes internationaux, en se promettant de se revoir très bientôt à Angers. Teddy et sa bande partirent dans une vraie boîte (cette fois-ci) de plus de 1000 personnes, et dansèrent (en pensant à Bruno, qui aurait bien aimé être là) jusqu’au bout de la nuit.

Le retour sur Angers prévu pour le lendemain, allait, encore une fois, réserver son lot de surprises, nous en étions persuadés…Nous ne fûmes pas déçus…


* * *

Vendredi 25 février.

Dernier jour de notre escapade européenne. Nous nous levons à six heures (afin de rendre la voiture dans les temps à Angers). Pas évident ! Après un petit-déjeuner rapide et une toilette dans les douches préfabriquées du Formule 1 (dans lesquelles Thomas a failli provoquer une inondation parce que l’évacuation de l’eau ne fonctionnait pas), nous voici dans la voiture. Nous partons à sept heures, et décidons de prendre le ring (périphérique) nord d’Amsterdam et non le ring ouest. Nous arpentâmes la banlieue une heure durant jusqu’à ce qu’une âme charitable nous guide jusqu’au centre-ville. Il nous fallu encore une demi-heure pour retrouver l’Orange Tulip Hotel où Jonas nous attendait. Les panneaux indicateurs, lorsqu’ils existaient, étaient si petits qu’on ne pouvait les lire qu’une fois à leur hauteur. Dès lors, il n’était plus possible de tourner pour prendre la bonne direction.

Jonas nous attendait dans un café. Il chargea ses affaires dans le coffre, et le ferma. Ramon démarra alors la voiture, pensant que Jonas était à l’intérieur. Bruno et Thomas plongèrent dans un gros fou-rire. Ramon demanda ce qui se passait tout en continuant son chemin. Il s’arrêta 200 mètres plus tard, lorsqu’on réussît enfin à lui dire entre deux éclats de rire que Jonas était toujours sur le trottoir, ébahi devant tant d’incapacité mentale. Ramon fit marche arrière. Le maillot de Schumacher qu’il portait semblait l’avoir imprégné de sa connerie. Une fois Jonas dans l’habitacle intérieur, la route pouvait commencer.

La route se passa bien jusqu’aux environs de Lille. Jusqu’alors, on avait fait Amsterdam-Lille (280 kilomètres) en moins de deux heures, grâce à un Ramon des grands jours qui avait fait une moyenne de 165 km/h. Bruno et Jonas avaient ensuite pris place devant durant la partie française du voyage. Une mésaventure survînt sur l’autoroute en direction de Paris (la capitale).

En effet, nous avons d’abord doublé une Golf5 une première fois (le même modèle que notre voiture, mais d’une couleur différente). Jonas, confiant sur les mœurs et la politesse légendaire des Français, lui fit un signe de la main, grâce à son index.

Il recommença lorsqu’on doubla la voiture pour la deuxième fois. La Golf (noire) se mit alors à notre hauteur et faisait des embardées obligeant Bruno à ralentir et à se décaler (la scène se passa à l’entrée d’un péage). La personne dans la voiture recommençait inexplicablement ses attaques, comme prise de folie. Son visage n’était pas celui de quelqu’un de très content, c’est le moins que l’on pouvait dire. Bruno dû finalement s’arrêter sur la voie…

L’homme sortit prestement de sa voiture. Une boule de 150 au crâne rasé, aux naseaux dilatés, et à la respiration bruyante, une espèce de Booba (pourvu d’un regard belliqueux), se dirigeait vers nous. Il était prêt à nous massacrer tous les quatre. Il n’attendait visiblement que ça.

Bruno entreprit alors d’actionner la fermeture automatique des portes, et entrouvrit la fenêtre du côté passager. Thomas, de son côté, observait la scène avec intérêt, tandis que Jonas était prêt à se chier dessus (il ne pouvait d’ailleurs ouvrir la bouche). Ramon, dans un de ses excès de courage, maudissait la connerie de Bruno, et pensait que c’était de sa faute si le gros s’approchait.

Il en était tout autrement. En effet, Gronaldo (l’automobiliste en surpoids) vociférait contre les soi-disant « fuck » que lui avait adressé Jonas quand nous le doublions (ce qui était d’ailleurs erroné). Le ton monta, et le gros ne voulait pas (ou peut-être ne le pouvait-il pas ?) comprendre. Il retourna dans sa voiture saisir un objet non identifié (Bruno crut un instant que c’était une batte de base-ball).

Finalement, il reprit son discours et nous sortit sa carte intitulée « Police Nationale », mûnie d’une bande bleue blanc rouge : il nous tonna qu’il était policier, et que les étrangers ne devaient pas se sentir chez eux en France. Etant donné que nous n’étions pas près à discuter de l’authenticité de sa carte (qui paraissait clairement fausse), Bruno s’excusa pour Jonas, et nous repartîmes en direction du péage, évitant de croiser le regard de notre « agresseur ». Jonas s’excusa auprès de nous et nous nous arrêtâmes, pensant que l’épisode des mauvaises surprises allait se terminer.

C’était sans compter sur la connerie d’une gonzesse devant nous, qui avait bien entendu fait tomber sa carte d’identité et qui ne la retrouvait pas au milieu des roues de sa caisse. Bruno dû se mettre à terre pour la ramasser sous la voiture.

Après avoir déposé un Jonas encore en état de choc mais néanmoins content de sa semaine près d’une bouche de métro (porte de Clignancourt), nous nous perdîmes encore une fois.

Finalement, sur la route du périph’, nous nous arrêtâmes à un feu rouge, où une Roumaine voulait nous faire le pare-brise. Bruno fit un non poli de la main. Elle continua à s’approcher de la voiture, et commença à faire un cœur avec de la mousse sur la pare-brise. C’est là que Ramon jugea bon d’intervenir. Il commença à hurler et à gesticuler : « Mets l’essouie-glace, bruno ! » Comme si celui-ci n’avait pas compris ce qu’il disait, il répéta de plus belle : « Mais, bordel, mets l’essouie-glace bruno, mets l’essouie-glace ! ». Il n’avait que cette phrase à la bouche, alors que la fille s’apprêtait effectivement à nettoyer le pare-brise. Ramon, hors de lui, détacha sa ceinture et mit en marche les fameux « essouie-glaces ».

Ne pouvant continuer son travail, la Roumaine nous lança un regard noir (rien à foutre, on commençait à être habitués). Nous repartîmes avec la moitié du pare-brise savonné, et un Ramon qui continuait à gueuler sur le pauvre Bruno. Ce dernier en avait un peu sa claque de conduire dans Paris, ainsi que d’entendre continuellement Ramon lui crier dessus. Thomas enfonça un peu plus le clou en mettant pour la énième fois « A Night at the Roxbury ». Il s’efforça de ne pas passer par la fenêtre dans les quelques secondes qui s’ensuivirent.

Le groupe réussit enfin sa sortie dans Paris. La route se passa bien jusqu’à Angers. Ultime aventure de cette semaine décidément pas comme les autres, nous réussîmes à nous perdre dans Angers sur le chemin pour aller à la gare (que des sens interdits en venant de Paris !). Finalement, fatigués par tant de connerie, ils décidèrent d’arriver, et garèrent la Titine dans la nouvelle artère du parking de la gare.

Nous fîmes un brin de nettoyage et de toilette à notre Golfounette qui nous avait tant rendu service durant ces sept jours : elle avait décidément bien travaillé…

Ramon enleva ses herbes du vide-poche conducteur, et nous rendîmes les clefs à l’agence Europcar. La boucle était bouclée. Il était 17h03. Le voyage s’achevait ici.

Ramon maudissait une dernière fois la conduite stressée de Bruno, pendant que Thomas, en bon Suisse qu’il était, restait neutre jusqu’à la fin de nos péripéties.

Comme vous avez pu le remarquer, nous avons gardé quasi-intacts les souvenirs de toutes les conneries que nous avons pu faire et qui nous sont arrivées.

D’aucune façon nous avons regretté ce voyage inoubliable, en plus d’avoir réalisé la prouesse de rendre la voiture intacte, en temps et en lieu (avec tout de même 150 bornes en extra au compteur, par rapport au contrat initial).


Bravo à tous les participants (surtout les internationaux, qui ont su nous transmettre leur bonne humeur), et à très bientôt pour d’autres histoires sous d’autres cieux…

Cette année là, tous les membres passèrent leurs partiels avec succès.

Quatre moi après ce voyage, Thomas, sur les conseils d'un médecin, fit faire une radio de son poignet.


FIN


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Février 2005,

Bruxelles (BEL) / Amsterdam (NED)